Histoire


Au commencement…
À Sion-sur-l'Océan, en 1640, la plaine et la Corniche ne compte aucun sionais :
En 1690, le moulin de «Syon» : il servait d'amer1 aux marins depuis le xve siècle.
Il disparut au début du xIxe siècle.
En 1870, la côte de «Syon» est encore inhabitée mis à part une caserne de douaniers du côtés des cinq pineaux et une batterie de 2 pièces de 36.
En s'avançant dans les terres, trois fermes se sont construites :
- la ferme du Haut Pey
- celle du Barbotteau ( près de l'ancien moulin de «Syon», rue du soleil )
- et la ferme du Grand Bois.
Le Terre Fort était alors cultivé et parsemé de moulins à vent :
• grosse production de céréales
• la vigne ( production de vin réputé )

La forêt :

En 1858 la forêt de pins commence à naître. Elle a pour rôle de fixer le sable et d'enrayer les inondations maritimes.


Naissance du village :
À la fin du xIxe, un village de pêcheur se développe. La pêche est alors une activité d'été souvent pratiqué par les agriculteurs qui retournaient l'hiver à leurs terres.
Sion prend son essor grâce à la pêche à la sardine à St-Gilles-Croix-de-Vie et au développement des bains de mers.
Quelques chalets et maisons basses sont construits ça et là dans les dunes.

Quelques dates :

- En 1881 une ligne de chemin de fer traverse Sion.
- En 1914, on dénombre une vingtaine de chalets.
- En 1925 Sion compte 900 habitants.
- En 1929 est construite la chapelle de Sion : Notre-Dame de toutes Grâces.
  Elle vient remplacer une chapelle déjà existante construite en 1890
  (aujourd'hui office de tourrisme).
- En 1929, L'Hôtel Frédéric prend forme à côté d'un café appartenant à Frédéric Berthomé.
  Un casino est construit et est devenu par la suite la Maison pour Tous.
- En 1939 on compte prés de 300 résidences secondaires et 7 hôtels.
  Pendant la Seconde Guerre Mondiale le Blockhaus de Sion est bâti sur les dunes.
En saison le nombre de personnes atteint 3000 personnes.
Aujourd'hui, la population sionaise compte 9000 habitants et est multiplié par dix en été.


La pêche :
Au début du siècle, la pêche à la sardine est une activité d'été souvent pratiqué par les agriculteurs qui retournaient l'hiver à leurs terres. Le poisson proches des côtes pouvaient être pêché en quelques heures par deux hommes sur un petit canot.Pour ceux-là, le mouillage était pratique en cas de mauvais temps, ces embarcations légères pouvant être tirées à terre.
Vers 1925, la taille des bateaux grandit, la motorisation intervient, la durée de la pêche s'allonge, les besoins en glace, la vente à la criée… cette évolution incite les marins de Sion à se consacrer plus longtemps  à cette activité et à se regrouper sur un port équipé, le plus proche étant Croix-de-Vie.
Sur les 400 marins inscrits à ce port en 1993, près de 250 matelots et plus de la moitié des patrons sont des gens de Saint-Hilaire-de-Riez.
Nombre de ces marins résident encore à Sion ou dans les environs, conservant à ce quartier le caractère maritime qu'il avait du temps où il était un village de pêcheurs.
La Biche :

Avant la première guerre mondiale, les Biches se dénombraient autours de vingt navires. Voilier d'environ cinq mètres de long, la Biche transportait trois hommes d'équipages : le patron, le matelot et le mousse. Ils partent au milieu de la nuit  pour pêcher la crevette avec une drague à perche et pour déposer quelques casiers. Au retour l’après-midi, ils déposent leur embarcation dans l’anse de la grande plage sur des corps-morts. Aujourd’hui, on peut trouver une dernière pièce reconstituée de cette flotte à  la «Livarde», une association  qui a pour fonction de conserver la mémoire du patrimoine maritime de Sion-sur-l’Océan.

Sa construction :

La Biche était construite en chêne et en pin.
Le chêne pour l’armature : la quille, l’étrave et les membrures. Le pin pour les parties extérieures du bateau : la coque et la mâture. Le mât est en bois souple : du pin Douglas. La Biche de Sion est un bateau à voile qui peut être propulsé avec des avirons de nage situés sur le côté du bateau ou un aviron de godille situé à l’arrière.
1Amer :
Un amer est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.
Ce repère visuel identifiable sans ambiguïté est utilisable pour prendre des relèvements optiques (au compas de relèvement), ou pour naviguer sur un alignement. Un phare, un château d'eau, un clocher, un pignon ou un arbre remarquables peuvent constituer des amers.
Source : Wikipédia